CARTO n° 22

Carto n° 22, Mars-Avril 2014

On ne le dira jamais assez : la planète va mal. En cause, une consommation énergétique de près de 7 milliards d’individus qui ne cesse d’augmenter, obligeant à chercher toujours un peu plus loin les ressources disponibles. Tandis que les spécialistes s’interrogent sur l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels pour pallier toute pénurie et répondre à cette demande, les études sont nombreuses sur les effets nocifs de l’exploitation et de la consommation des énergies sur l’environnement et la santé de tous. Parler de matières premières, de ressources, de minerais, un domaine largement analysé par la géographie, est aussi et surtout géopolitique. La suite >

CARTO n° 21

CARTO n° 21, Janvier-Février 2014

Élu en juin 2013, le président iranien Hassan Rohani a tenu ses promesses de campagne. À ses compatriotes étouffés par la crise économique, il avait assuré que les sanctions internationales seraient levées et que son pays retrouverait sa place sur l’échiquier mondial. Dans la nuit du 23 au 24 novembre 2013 à Genève, les grandes puissances trouvaient un consensus avec un Iran isolé, affaibli et marginalisé depuis la révolution de 1979. Après la stratégie de la confrontation, incarnée par le président Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), Téhéran renouait avec le dialogue en s’engageant notamment à abandonner l’enrichissement d’uranium à plus de 5 %.
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CARTO n° 20

CARTO n° 20,
Novembre-Décembre 2013

Le mot « territoire », si cher aux géographes, est mort. Son bourreau : la mondialisation. Phénomène protéiforme, elle engage les individus dans des espaces, sur des réseaux qui dépassent les frontières constitutives de la souveraineté des États-nations, tirent un trait sur l’ordre westphalien des relations internationales. Selon les firmes multinationales, nous n’habitons plus dans un seul pays, mais sur une seule et unique planète marchande, et nous vivons dans un espace-temps défini par l’immédiateté du Web.
Ce constat, volontairement provocateur, invite à une profonde réflexion sur la mondialisation contemporaine, qui est complexe et d’une lecture difficile. La suite >

CARTO n° 19

CARTO n° 19, Septembre-Octobre 2013

La Chine n’a qu’un seul objectif : devenir la première puissance mondiale, économiquement et politiquement, dépassant l’influence des États-Unis et de la vieille Europe. Avec un PIB de 12 380 milliards de dollars et une croissance estimée à 7,5 % en 2013, la République populaire est un géant qui a bien l’intention d’arriver à ses fins, sans que ni la Syrie de Bachar al-Assad ni la Corée du Nord de Kim Jong-un, deux dictatures qu’elle soutient, ralentissent son développement. C’est ainsi qu’il faut comprendre la vision du président Xi Jinping, en fonction depuis mars 2013 : le « rêve chinois », celui d’une grande renaissance de la nation, conjuguant prospérité économique et armée puissante.
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CARTO n° 18

CARTO n° 18, Juillet-Août 2013

Pour des générations entières, le film Les Bronzés (1978), de Patrice Leconte, est un hymne à la flânerie de l’été. Après des mois de travail (et de grisaille), l’envie de soleil et d’ailleurs rappelle un droit fondamental : les vacances. En 2012, plus d’un milliard de personnes ont traversé leurs frontières nationales pour partir à la découverte du monde, d’un autre pays, d’une autre culture. Un record, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui n’est pas sans effet sur l’économie. En effet, le voyage est une industrie prospère, qui résiste tant bien que mal à la crise, le secteur permettant de sauver des États au bord du chaos financier, comme l’Espagne et la Grèce. La suite >

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CARTO n° 17

CARTO n° 17, Mai-Juin 2013

Consacrer un numéro spécial à la France n’a en aucun cas pour but de revenir sur les récents scandales de la classe politique. Il s’agit d’analyser l’essence même de la géographie, du territoire, et comment ce dernier s’intègre dans la mondialisation. En effet, le chômage, la santé, les transports sont des problématiques de première importance. S’il existe de nombreuses disparités entre les régions, leur avenir repose en grande partie sur leur interdépendance et leur connectivité. Car ne soyons pas trop pessimistes : l’« Hexagone » (dans les pages « Histoire », la Bibliothèque nationale de France s’interroge à l’aide de cartes anciennes sur le sens de cette expression) reste une grande puissance mondiale, quelle que soit la couleur politique de l’Assemblée nationale et de l’Élysée. La suite >

CARTO n° 16

CARTO n° 16, Mars-Avril 2013

En 2002, le sociologue français Emmanuel Todd osait écrire qu’il n’y avait plus d’empire américain, les États-Unis étant voués à redevenir une puissance comme une autre, « décomposée » et dépassée par l’émergence des géants asiatiques, notamment la Chine. Dix ans plus tard, force est de constater que la Maison Blanche, certes encore à la tête de la première puissance mondiale, n’est plus le guide d’un monde qui fait rêver. Les guerres en Afghanistan et en Irak, la crise financière de 2008, entre autres facteurs, ont plongé les États-Unis dans une remise en question permanente, face à une République populaire de plus en plus sûre d’elle-même. L’objet de ce dossier, préparé spécialement pour les concours du CAPES et de l’agrégation de géographie, est de donner les clés de compréhension d’une Amérique du Nord profondément bouleversée. La suite >

CARTO n° 15

CARTO n° 15, Janvier-Février 2013

La Syrie est un État qui n’existe plus. L’affirmation est certes un peu forte, mais la crise – la guerre, pour être plus précis – qui déchire le pays depuis mars 2011 a conduit à la déconstruction du territoire, révélant au grand jour les fractures d’une société contrôlée par le parti Baas depuis plus de quarante ans. Ces deux années de conflit ont causé près de 40 000 morts, majoritairement des civils, sous le regard consterné et passif de la communauté internationale qui, après l’Irak en 2003 et la Libye en 2011, est réticente à toute intervention militaire. La suite >

CARTO n° 14

CARTO n° 14,
Novembre-Décembre 2012

Dans la banlieue de Dakar, au Sénégal, un petit port ne s’adonne plus à sa principale activité, la pêche. Les familles viennent non plus pour acheter du poisson, mais pour quitter leur pays, devenu synonyme de misère. Leur objectif : atteindre une Europe idéalisée, fantasmée, où tous les problèmes de la vie se résoudraient comme par magie. Si cette scène est l’accroche d’une fiction (le film La pirogue de Moussa Touré) sortie sur les écrans français le 17 octobre dernier, elle n’illustre pas moins une réalité. Ce voyage, qui peut commencer sur une plage sénégalaise, dans le désert libyen ou sur une montagne afghane, est long et semé d’embûches. La suite >